Sans s’y brûler

Un moment de bien-être envahissant, un moment qu’on sait qu’on ne vit qu’une fois dans une vie et que peu sur terre auront vécu, une prise de conscience soudaine que dans nos déserts isolés et nos distances les plus lointaines, sans plus aucune trace de vie et d’histoire, dans cet abandon, il y a encore de la beauté, il y a encore quelque chose à générer, une puissante latence. Le soleil est différent vu du pôle Nord. On a presque l’impression d’y toucher sans s’y brûler. Un sentiment comme un vertige icaresque.

– Écrit le 27 septembre 2011, au retour du coeur de l’Océan arctique.

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