Sans développement

Des élections approchent dans la petite province de Québec, un grand morceau de terre dont les quelques habitants qui la peuplent se concentrent dans une minuscule région. Une région qui se moque du reste du territoire, qui en a le monopole, qui lui dicte sa volonté.

Des propositions des partis politiques, la majorité sont déséquilibrées. Le centre est inexistant. Il n’y a qu’une gauche et une droite. Deux mains sans cervelle. La raison est moribonde, c’est la peur, la maladie, la dépendance et la pauvreté qui proposent tout, dans cette société sans projet, sans plan d’avenir, endettée comme un joueur de casino trop sûr de gagner sans efforts, une société déchirée en deux, polarisée, embourbée dans sa crise, une société qui regarde par terre, le dos courbé, les pieds qui traînent, qui se lève l’après-midi pour aller mendier des cigarettes et insulter les passants bien habillés qui semblent heureux. Une province dépressive. L’innovation, la création, le progrès, la modernisation, l’optimisation, le leadership, la valorisation du travail, le surpassement, la responsabilisation, le mérite, la distinction, tout cela appartient au passé, à celui de nos grands-parents. Eux savaient être fiers avec peu de moyens et tous les efforts.

La paresse comme vérité effective de l’homme, disait Malévitch. Nous y voilà. Un peuple sans foi en lui, qui se moque d’avancer, qui macère, dans une langue qui se barbarise, dans une culture qui s’évanouit.

Le Québec paraît n’être devenu qu’un esprit sans corps, une nation sans temple et sans palais.

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