Variations sur une même impression

« L’une de ces pulsions inéluctables d’écrire quand manquent l’inspiration, le sujet, l’objet. Écrire sans raison pour se soulager, pour se décharger.

Passer alors du néant à la petite création, du vide à la petite satisfaction.

C’est très masculin.

Hier soir, j’ai créé, au mieux, une mouche. »

***

« Avoir le sentiment, ou tout juste la vague impression, de n’avoir plus le mot qui vient sans qu’on l’appelle, sans qu’on y songe, sans qu’on y travaille, de ne plus avoir le mot qui pulse en soi comme une horloge sur le point de sonner minuit.

Ça revient pourtant comme le temps, comme une touche magique, comme on change la pile dans l’horloge arrêtée suspendue au mur du salon. »

Un commentaire

  1. Écrire, c’est le défi du phénix avant qu’il atteigne le soleil, s’y heurte, s’y enflamme. Avant qu’il soit réduit en cendres et, enfin, RESSUSCITE.

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