Pensée du 24 septembre

Comment je pourrais dire… Il me semble que mes pas sont lourds, ceux de mon crayon. Lever la main me fatigue, m’endort. J’ai l’impression d’être enfoui dans un dépotoir de paresse, il n’y a que le oui qui sort facilement de ma bouche pour m’enfouir encore plus. Dieu que je me suis éloigné de mes sens quand je suis monté à ma tête.

Un commentaire

  1. le mercredi 24 septembre, il faisait très chaud. Je n’avais pu échapper à un événement littéraire avant de rejoindre un ami à une terrasse.

    Votre « oui » évoque pour moi la mort du poète Antonio Machado, mort à Collioure. Souvenez-vous « que le ciel pour lui se fit lourd [ … ] Il ferma les yeux pour toujours. » Le « oui » de la délivrance du poids du corps, de l’esprit enfin défait de toute contrainte. Je me plais à imaginer que cette agonie fut ainsi, que c’est ainsi, sans être certaine que les souffrances de tous les sens et celles de la chair soient annihilées pour autant.

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